| A quinze ans, Roosevelt dérive sur la peinture. Fasciné surtout par l'art fantastique et le surréalisme (Bosch, Brueghel, Dalí), il se met à peindre ses premiers tableaux à l'huile, de façon complètement autodidacte. Il visite les musées et les galeries d'art, dévore les livres sur l'histoire et la technique de la peinture. |
| Le surréalisme prend définitivement le
dessus en 1985. Roosevelt développe, au fil de ses expositions,
un langage original, une mythologie personnelle, dans lesquels il explore
l'image du corps humain (son sujet de prédilection), en l'entourant
de fruits, de livres, de drapeaux, de masques, de tableaux, de personnages
féeriques, de paysages étranges et de ciels lumineux, avec
une composition rigoureuse et un sens de l'équilibre hérité
de la Renaissance. Il travaille avec Oscar Seraphico et André Blanchard,
deux des marchands les plus respectés de Brasília et São
Paulo.
Parallèlement à la peinture, Roosevelt réalise,
entre 1983 et 1986, la bande dessinée A Cidade ( La Ville ), opus
en noir/blanc de longue haleine, inspiré par la pièce L'Etat
de Siège, d'Albert Camus. C'est la première bande dessinée
que Roosevelt publiera, cinq ans plus tard, dans sa version française.
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En terre helvétique, Roosevelt a pratiqué essentiellement la peinture. Les salles d'exposition de plusieurs villes suisses ont accueilli ses tableaux: Yverdon, Fribourg, Bâle, Berne, Lausanne, Genève, Nyon... Il a participé, notamment, à trois des expositions collectives du Centre International d'Art Fantastique du Château de Gruyères, signant les affiches de deux d'entre elles ( 1991 et 1993 ).
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Entre 1997 et 1999, Roosevelt écrit et dessine "L'Horloge", bande dessinée qui se veut un hommage à la peinture et à la littérature. Cet ouvrage, divisé en 12 chapitres de 12 pages chacun, a très rapidement retenu l'attention de l'éditeur Pierre Paquet, qui le publiera en trois volumes, entre avril 2000 et janvier 2001. Malgré son expérience avec la publication
de La Ville en 1991, c'est seulement lors de la publication de "L'Horloge"
que Roosevelt va vraiment entrer professionellement dans le monde de la
bande dessinée: les expositions des planches originales et tableaux
de son nouvel ouvrage, les festivals, les séances de dédicaces...
"La Table de Vénus" est, finalement, éditée en version intégrale limitée à 1000 exemplaires, par l'auteur lui-même, après sa rupture avec les Editions Paquet. Le label "Les Editions du Canard", créé par Roosevelt, va, un an plus tard, éditer également "Derfal le magnifique", une bande dessinée qui prolonge l'univers de "La Table de Vénus" (en coopération avec l'éditeur parisien La Boîte à Bulles). L'année 2003 va aussi voir le nouveau roman graphique "A l'Ombre des Coquillages" être pré-publié dans ce site internet, à un rythme de trois planches hebdomadaires. La version album de "A l'ombre des Coquillages" va voir le jour en 2005, éditée par La Boîte à Bulles. Sous le label du Canard, Roosevelt lance le fanzine Halbran. Trimestriel dès avril 2005, Halbran publie des histoires inédites de l'auteur et de quelques collaborateurs venus du monde de la bande dessinée. Il va durer 20 numéros, jusqu'à octobre 2008. L'album suivant, "Juanalberto Dessinator", connaît deux versions: la première, en noir & blanc, est publiée par Les Editions du Canard (2006) et la deuxième, en couleurs, par La Boîte à Bulles (2007). C'est la dernière collaboration avec cet éditeur, puisque à partir de cette année-là, Roosevelt concentre sa production sur son propre label. 2007 vera le premier tome de la série "Ce" (destinée à contenir 13 volumes), "Little Juan in Sloganland", "Canar et Pinpin" et "Illustrations". La raison de ce choix éditorial est simple: l'auto-publication confère à Roosevelt une liberté totale: finies les concessions et les éternelles disputes pour des questions parallèles. Même si la bande dessinée accupe de plus
en plus une place importante dans l'emploi du temps de Roosevelt, il n'a
pas pour autant abandonné la peinture. Il continue à la pratiquer
et à le montrer lors de manifestations collectives, notamment en
Suisse, France et Danemark, ou, plus rarement, dans des expositions individuelles.
La peinture reste pour Roosevelt le moyen le plus puissant d'explorer le
monde merveilleux des images sorties de l'inconscient.
* Principales expositions individuelles |