L'Horloge  tome 3




 

L'Horloge
tome 3
60 pages couleurs, couverture rigide
Editions Paquet, Genève, 2001

 
 
Coup de théâtre: la secrétaire du Juge, nommée Eve, arrive à renverser la situation difficile dans laquelle Ian est pris. Sans témoin, Eve, avec líaide díune esclave du Juge, tue ce dernier et síempare díun parchemin quíil possédait. Un parcheminsur lequel est dessiné un autre cercle, accompagné de signes mystérieux. Après ça, Ian, Eve et líesclave fuient, par les souterrains de la ville, en direction de la forêt. Eve révèle à Ian son appartenance à la société des Hérétiques et lui promet de la lui faire rencontrer. Les trois arrivent, trois jours après, chez un ami díEve, un centaure nommé Saggi.

Pendant ce temps, Vi est prisonnière du Bibliothécaire, qui lui fait subir des outrages physiques, au nom de ìprincipes philosophiquesî inspirés par des livres douteux. Pour mieux supporter son martyre, Vi cite par coeur le texte des oeuvres quíelle a pu lire dans le château, révélant ainsi être douée díune mémoire prodigieuse.

Juanalberto récupère de sa blessure et se lie díamitié avec le médecin qui lía soigné, le Dr. Janel, et sa compagne, Etti. Avec la mort du Juge, la situation politique de la ville síest renversée et les prisonniers sont libérés. Juanalberto, pourtant, est convoqué par un des nouveaux dirigeants, un certain Artz, qui affirme le connaître. Artz lui apprend quíil était un ami de feu le Peintre et raconte la longue histoire de ce dernier et du groupe quíil  a formé dans sa jeunesse, une histoire qui mélange science, religion et politique. Et Artz montre à Juanalberto le tableau ultime du Peintre, héritage quíil a laissé à ceux qui voudraient bien síenrichir de son interprétation.

Pendant la nuit, Ian est victime de la fourberie díEve. En effet, celle-ci séduit le jeune homme pour mieux lui subtiliser son parchemin et son tableau et síenfuir avec ses amis à elle. Le lendemain, en síapercevant du piège dans lequel il est tombé, Ian se sent comme un naïf lamentable. 

En se promenant dans les rues, Juanalberto est attiré dans une petite rue sans sortie, par un enfant qui se nomme Gabriel. Ce dernier lui révèle un passage secret et líinvite à le suivre. Ian est attiré dans la forêt par un étranger du nom de Gabriel et síembarque avec ce dernier dans un passage gardé par une porte sur un tronc díarbre. Vi est libérée par un vieillard nommé Gabriel qui créé un passage dans la tour où elle est prisonnière. Chacun des trois amis va se retrouver dans un endroit qui pourrait bien être líîle du centre du Monde.

Auront-ils trouvé, après ce long périple plein díaventures, ce quíils cherchaient? Pour mieux répondre, chacun de nos amis - Ian, Vi et Juanalberto - est invité à regarder à líintérieur de soi.

Un dernier parchemin pourra peut-être servir de guide...
 


 
 
 
 
Enigmatique est le terme le plus approprié pour le cycle construit par le peintre José Roosevelt, L'Horloge. Enigmatique par le choix d'un scénario mené autour de douze tableaux à l'huile organisés autour du cadran d'une horloge. Par le choix aussi de personnages étranges comme Juanalberto, façon canard à la Donald Duck, ou Ian et Vi, des humains hybrides proches d'elfes ou de lutins. Le merveilleux affleure, après une introduction aussi sombre que noyée de symbolisme. Car c'est par le meurtre du Peintre que commence cette oeuvre, un meurtre qui déclenche l'envie de savoir, de connaître passé et origines, envie de connaissance, de découvrir l'ailleurs, l'interdit, de pénétrer et comprendre les cercles secrets. Une soif inextinguible qui pousse nos trois êtres vers l'aventure... là, mes enfants, vous allez paser par de nombreux stades, allant de l'émerveillement à la deroute totale. Car Roosevelt est complexe, alambiqué, dans une BD presque simple dans sa forme, mais pas évidente du tout à percevoir. Et tant que vous êtes dans des clins d'oeil, clichés, tout va bien, mais le bougre entremêle les symboles de fécondité, de nativité, et autres signes bibliques... Il vous mène là où ses personnages eux-mêmes ne savent plus s'ils y vont. L'Horloge est une quête complexe qui livre beaucoup d'émotion (on adhère beaucoup aux personnages), aborde une multitude de problèmes humains et qui avance toujours en partie masquée. Au lecteur de faire son interprétation, de participer tout en sachant qu'au long des trois albums, la pente se fait toujours plus abrupte. C'est intriguant, énigmatique, intéressant et à relire, surtout pour moi qui ai lu les trois albums à suivre!... Roosevelt détonne vraiment avec cette histoire dont il projette les personnages centraux dans un nouveau tryptique naissant, La Table de Vénus. (Fabrice Leduc, La Cité des Bulles)

 
 
 
planche 107

 
planche 111

 
planche 132

 
planche 138

 
 
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